ACTUALITÉS

La réalité de la migration clandestine
Mar 15, 2018

Ces dix dernières années, un nombre important d’hommes et de femmes africains ont tenté de migrer vers l’Europe, à la recherche d’une vie meilleure. Bien trop souvent, comme les médias nous le relatent constamment, le voyage depuis l’Afrique de l’ouest jusqu’à la Libye leur est fatal. Et ceux qui parviennent à arriver en Europe se retrouvent souvent sans logement et sans accès à l’emploi. Cette réalité est méconnue d’un grand nombre de personnes au Sénégal, qui sont prêtes a risquer leur vie pour migrer.

​ ​Le Korsa agit pour changer cela. Nous avons organisé des soirées de débats et projeté un certain nombre de films dans la région de Tambacounda à de potentiels futurs migrants et à leurs familles, dans le but de les prévenir sur les dangers encourus lors du voyage et montrer la réalité de beaucoup de migrants vers l’Europe.

À Sinthian, après la première projection d’« Alpha/Aisadou », un film court réalisé par Alberto Amoretti et Giovanni Hänninen, à propos d’une mère de Sinthian dont le fils a quitté le village pour aller vivre une vie précaire en Sicile, un jeune homme s’est levé et a dit « J’envisageais de vendre mes chèvres et de partir pour l’Europe, mais maintenant je pense que je vais les garder et construire une vie ici ».

Pour voir le trailer d’« Alpha/Aisadou », cliquez sur le lien suivant :
https://vimeo.com/258309032/0ed32a12f3

Des repas équilibrés pour 1500 élèves
Dec 01, 2017

Le travail du Korsa est remarquable. Compte tenu du racisme, du nationalisme et de la cupidité qui sont des notions qui dominent notre monde aujourd’hui, pouvoir travailler en coopération avec des personnes issues de sociétés diverses et de différentes religions est exaltant. Et l’impact est fort. En février dernier, lors de réunions avec le gouverneur et l’inspecteur de l’éducation de la région de Tamba, nous avons été très peinés d’apprendre que près de la moitié des élèves du lycée de Tambacounda vont en cours le ventre vide, trop pauvres pour pouvoir s’offrir un repas dans la journée. Ils ne disposent pas de l’énergie et de l’attention nécessaires pour pouvoir bien étudier, tout simplement parce qu’ils ont faim. Pour notre président, Nick Weber, il est difficile de bien vivre en ayant connaissance d’un telle injustice et pendant des mois, son principal objectif a été de trouver les moyens de pouvoir offrir un repas quotidiennement à ces élèves.

Nous avons durement travaillé afin de définir le budget, qui est plus élevé que ce que nous avions initialement estimé. Nous avons discuté des heures durant des différentes possibilités, en collaboration avec des enseignants et des gouverneurs de la région, des grands chefs internationaux, des restaurants locaux et biens d’autres personnes encore, car pouvoir nourrir quotidiennement 1500 élèves à Tambacounda n’est pas une chose aisée. Mais grâce à l’incroyable persévérance de Nick et à sa dévotion dans ce projet, qui l’ont amené à passer bien des nuits à ne pas dormir (ce projet est un projet parmi tant d’autres), et grâce à l’aide inestimable de nos donateurs, nous sommes aujourd’hui en mesure de fournir aux élèves un repas équilibré chaque jour ! Le programme autour des repas vient officiellement d’être lancé, en présence du gouverneur de la région de Tambacounda, des représentants de l’inspection académique, des représentants des différents maires, des directeurs des différents établissements secondaires, des représentants de l’association des parents d’étudiants, des journalistes et des médias publics et privés basés à Tambacounda ainsi que des élèves eux-mêmes. Nous sommes très heureux que notre projet ait pu prendre vie, et ce grâce à l’aide précieuse de nos donateurs ! À présent, 1500 élèves de la région de Tambacounda peuvent chaque jour prendre un repas équilibré, essentiel pour pouvoir bien étudier et se préparer pour le Sénégal du futur ! N’êtes-vous pas d’accord qu’aucune raison au monde ne justifie qu’un élève aille étudier en mourant de faim ?

CONVERSATION ENTRE ALAN RIDING ET L’ARTISTE FRÉDÉRIQUE HERVET

FRÉDÉRIQUE HERVET est une artiste parisienne qui a été en résidence à Thread, le centre socioculturel situé au coeur du village et géré par Le Korsa. Après avoir entendu parler de ce projet par des amis, cette artiste a postulé pour une résidence et s’est donc rendue à Sinthian en février 2016.

FRÉDÉRIQUE HERVET, avec un dessin réalisé par des enfants de Sinthian
Q – Quels ont été vos premières impressions lorsque vous êtes arrivée à Thread ?
R – Je suis arrivée la nuit et ce qui m’a frappée le lendemain matin très tôt, ce sont les différents sons, le bruit des chiens, des ânes, des vaches, des coqs. Ainsi que les voix des femmes en train de travailler dans le maraîchage autour de Thread et cela à partir de 7h30.
Q – Comment vous êtes-vous acclimatée à la vie du village ?
R – Au début, j’avais l’impression d’avoir été parachutée dans un autre monde. Je me promenais. Je marchais beaucoup. J’observais les gens du village et ils m’observaient aussi. Les dames du maraîchage et moi, nous avons pris notre temps pour se rencontrer. Comme lorsque je vivais au Moyen Orient. Un monde sépare une femme éduquée à l’européenne de celle élevée dans la culture orientale et j’y avais appris à prendre le temps de l’approche pour franchir de part et d’autre les a priori. À Sinthian, cela s’est fait à partir du moment où nous avons commencé à travailler ensemble.
Q – Et cela, de quoi s’agissait-il ?
R – J’avais prévu de travailler le cyanotype, qui est un procédé d’impression photographique. Mais une artiste qui a été en résidence avant moi l’avait déjà fait. Au début, j’ai passé plus de temps à « sentir » Sinthian plutôt qu’à travailler. Puis j’ai invité les femmes et les enfants à venir dessiner avec moi. Par exemple, sur une grande feuille de papier posée par terre que j’ai divisée en plusieurs carrés, j’ai commencé à colorier les différentes formes représentées par les éclats de céramique qui ressortent du sol. Les femmes ont fait de même en utilisant de la couleur. En même temps, elles continuaient à se parler dans leur langue.
Q – Et les enfants ?
R – Je leur ai dit que je les attendrai les après-midi à Thread et ils venaient…ou alors ils ne venaient pas ! Ou bien ils passaient pour un moment puis repartaient sans ne rien dire. Mais ils ont aussi dessiné. Certains d’entre eux dessinaient beaucoup d’avions et de bus. C’était triste car cela évoquait des membres de familles qui partaient pour migrer. Un autre a dessiné comment seraient les choses s’il devenait un jour millionnaire.
Q – Qu’avez-vous fait d’autres de votre temps à Sinthian ?

R – J’adorais m’asseoir et écouter les femmes lors de leurs réunions concernant le maraîchage. C’était fascinant. Parfois, je leur disais que je voulais me retrouver un peu seule et elles trouvaient ça très étrange. Au village, vous avez l’impression de ne jamais vous retrouver seul.
Q – Vous m’avez parlé de vous rendre à l’église dans un autre village avec Joseph qui travaille à Thread.
R – Oui, ce fut un moment très fort. La plupart des gens à Sinthian sont musulmans, mais Joseph, lui, est chrétien. Ce fut un moment spirituel très puissant en présence d’une chorale qui chantait à capella. Ce qui est intéressant, c’est que j’ai pu voir le regard des gens sur moi changer à partir du moment où ils ont compris que j’appartenais à une religion, je pense avec plus de respect.
Q – Qu’est-ce que vous changeriez si vous y retourniez ?
R – J’aimerais rester plus longtemps. Un mois était suffisant pour rencontrer des gens, mais pas assez pour apprendre à mieux les connaître.

Vous pouvez découvrir plus ici: http://www.frederiquehervet.com/

Un ancien correspondant du New York Times interviewe des membres de l’association Le Korsa
Mar 27, 2017

En février dernier, Alan Riding s’est rendu au Sénégal avec Les Amis du Korsa. C’est la deuxième fois qu’il voyage dans le pays. Comme lors de son précédent voyage, il s’est engagé dans l’ensemble de nos activités sur le terrain, avec cette fois-ci comme objectif d’interviewer les médecins et enseignants qui travaillent au quotidien.

Alan Riding est un écrivain reconnu né au Brésil, de parents anglais. Après avoir étudié l’économie à l’université, il décide de faire carrière dans le journalisme. Il a tout d’abord travaillé pour « Reuters » avant de partir s’installer à Mexico où il écrit pour « The Financial Times » et « The Economist ».

En 1977, il rejoint le New York Times à Mexico où il couvre la révolution nicaraguayenne et les guerres civiles au Salvador et au Guatemala.

Il écrit ensuite « Distant Neighbors: A Portrait of the Mexicans » (Knopf/Vintage) », oeuvre qui s’est vendue à plus de 450 000 exemplaires à travers le monde, et qui est aujourd’hui une référence dans l’histoire du Mexique moderne.

Riding a été chef du bureau du New York Times à Rio de Janeiro, Madrid, et Paris, avant de devenir correspondant culturel européen pour le journal.

Dans le même temps, il co-écrit « Essential Shakespeare Handbook » et « l’Opéra », deux livres de référence illustrés.

Il continue d’écrire des critiques de livres et d’autres articles pour le New York Times, puis quitte son poste en juillet 2007 pour se consacrer à l’écriture de « And The Show Went On: Cultural Life in Nazi-Occupied Paris ». Il vit aujourd’hui à Paris avec sa femme Marlise Simons, reporter pour le New York Times, où il écrit des pièces pour le théâtre et est également très investi dans les projets d’éducation, culturelles et médicaux menés par Le Korsa au Sénégal.

Avoir un écrivain aussi expérimenté, cultivé et dynamique qu’est Alan Riding à nos côtés dans l’organisation est une aubaine inestimable.

Ci-dessous, vous trouverez la première des cinq interviews qu’il a données lors de son récent voyage avec nous. Durant le temps qui suit vous pouvez découvrir les autres interviews. Elles sont une incroyable source d’informations.

CONVERSATION ENTRE ALAN RIDING ET DOCTEUR MAGUEYE BA

Suite à une proposition faite par l’un de ses professeurs de l’école de médecine de Dakar, le docteur Magueye Ba a déménagé en 2005 à Sinthian, un petit village situé à plus de 400 km au sud-est de la capitale, afin d’y diriger la clinique. Depuis sa prise de fonction, il a su s’imposer en tant que leader de toute une communauté, et s’est engagé dans d’autres projets comme la création d’un centre médical et d’une école primaire dans un village voisin, Fass. Il est également aujourd’hui l’interlocuteur privilégié de Le Korsa.

 Q  –  Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous avez eu à faire face lorsque vous êtes arrivé à Sinthian?

R  – La plupart des gens du village ignoraient ce que sont les véritables soins médicaux. Lorsqu’un enfant tombait malade, on l’emmenait voir le marabout du village (l’imam) ou bien un charlatan de la médecine. Au début, nous recevions seulement entre 180 et 200 patients par mois. Aujourd’hui, on en reçoit 1.000 par mois. À titre d’exemple, les femmes viennent systématiquement à l’hôpital pour donner naissance.

Q  –  Quelles sont les principales maladies que vous devez traiter?

R  –  Un nombre important des personnes qui franchissent les portes du centre médical viennent pour la malaria. C’est une maladie qui frappe tout au long de l’année, mais plus particulièrement durant la saison des pluies. Les personnes les plus vulnérables sont les enfants de moins de cinq ans. Si les parents ne réagissent pas vite afin qu’ils soient soignés, ils risquent de mourir.

Q  –  Qu’en est-il de la malnutrition?

R  –  Oui, c’est également un problème, mais le programme agricole mis en place par Le Korsa et mené par les femmes (à Sinthian et dans trois autres villages) aide beaucoup. Par tradition, les gens produisaient uniquement des céréales. Maintenant avec la culture de fruits et de légumes, je constate une amélioration dans la nutrition des enfants de moins de cinq ans.

Q  –  Sensibilisez-vous la population à la planification familiale?

R  –  Oui. Il y a de cela dix ans, les femmes ignoraient tout à ce sujet alors que beaucoup de grossesses étaient non-désirées. Aujourd’hui, ce sont même les maris qui accompagnent leurs femmes afin qu’elles soient reçues en consultation.

Q  –  Est-ce que vos patients paient?

R  –  Beaucoup d’entre eux dépendent d’une mutuelle d’assurance maladie. Ceux qui ne peuvent pas du tout payer sont soutenus par Le Korsa. Le Korsa a également fournit une ambulance aux villages de Sinthian et de Fass.

Q  – À propos de Fass, ce petit village situé au sud du fleuve Gambie, y’a-t-il eu opposition sur le fait que les filles et les garçons du village étudieraient ensemble dans l’école primaire que Le Korsa est actuellement en train de construire ? (Elle sera la toute première école de son histoire et devrait ouvrir début 2018.)

R –  Non. Les leaders religieux étaient surtout inquiets de voir leur religion (l’Islam) menacée par cette école. Mais nous avons assuré au marabout que Le Korsa est une organisation non-religieuse. Normalement, ce type d’école accueille les enfants âgés de cinq et sept ans, mais celle-ci accueillera également des enfants âgés de 10 à 12 ans, car eux aussi n’ont jamais été scolarisés. Deux cent enfants sont déjà pré-inscrits dans la future école.

We do not come first
Jan 27, 2017

Nous avons aujourd’hui publié le message suivant dans Le New York Times ainsi que sur nos différentes pages web. Voici la traduction française:

WE DO NOT COME FIRST (ON NE PASSE PAS EN PREMIER)

Nous sommes des citoyens américains et nous dirigeons deux associations à but non-lucratif qui défendent le fait que tous les êtres humains sur cette terre sont égaux et ont les mêmes droits. Nous déplorons le nationalisme, le racisme et le sexisme.

La Fondation Josef et Anni Albers met tout en oeuvre pour que l’Art soit accessible à tous, partout dans le monde. Les Albers, qui se sont réfugiés aux États-Unis après avoir fui l’Allemagne nazi, ont pu travailler et révéler toutes les merveilles des couleurs, du textile et de la démarche artistique, ce qu’ils ont souhaité faire apprécier aux quatre coins de la planète.

Le Korsa, notre association au Sénégal, agit pour combattre la malnutrition et améliorer l’accès à l’éducation, aux soins et à la culture, dans l’une des régions les plus pauvres et isolées du monde et où les conditions de vie sont extrêmement rudes. À Dakar, notre centre médical pour femmes leur permet d’avoir accès à l’ensemble des soins dont elles ont besoin. Encouragés par le marabout local, nous construisons actuellement une école dans un petit village musulman situé près du fleuve Gambie. Dans ce village, les enfants ne sont jamais allés à l’école. Une fois construite et selon le désir des habitants, les garçons et les filles pourront étudier ensemble, et ainsi se voir offrir de belles perspectives pour l’avenir.

Pour nous, être américain ne signifie agir dans notre propre intérêt, mais faire des besoins de nos semblables notre priorité et utiliser nos ressources pour leur venir en aide.
Notre mission est de collaborer avec des personnes et dans des lieux très différents, dans les musées d’Oslo à Lima en passant les hôpitaux et les villages de l’Ouest de l’Afrique, parce que TOUT LE MONDE MÉRITE DE PASSER EN PREMIER.


Dec 30, 2016

Nous cherchons à faire connaître ici en France nos actions au Sénégal. C’est pourquoi nous avons récemment créé une newsletter afin d’informer les personnes des différents projets menés par notre association. Vous pouvez la consulter via le lien suivant. N’hésitez pas à la diffuser auprès de vos amis.

LAMKO_info_Décembre_2016

Des portraits par de jeunes artistes de la région de Tambacounda
Dec 10, 2016

L’un des objectifs de Thread est de permettre à quiconque, comme le disait si bien Josef Albers, d’ « ouvrir les yeux ». Nous sommes fascinés par la capacité qu’ont les artistes qui séjournent à Thread d’engager la communauté dans leurs projets, soit en les réalisant directement avec eux, comme ce fut le cas pour le projet autour de la céramique d’Élise Earearts ou encore en offrant des cours comme en ce moment avec l’actuel artiste en résidence Dana Lynn Louis et ses ateliers de réalisation de portraits.

Dana, qui s’est pendant plusieurs années engagée au centre d’échange culturel Ko-Falen à Bamako au Mali, à l’habitude de travailler auprès de grands groupes. Elle s’est servie de cette riche expérience pour inviter des élèves et étudiants de Sinthian et des villages voisins tels que Dialico, Koar, Nguene et Saal à réaliser des portraits des uns et des autres. Elle a également proposé aux étudiants de s’adonner à un exercice plus surréaliste- dessiner un être humain et un animal puis tenter de fusionner des parties de leurs corps- à titre d’exemple la tête d’une chèvre assemblée à un corps humain.

Ces ateliers, inscrits à l’actuel programme culturel de Thread ont continué durant toute la durée de la résidence de Dana..

Des manuels scolaire arrivent à Thread
Nov 28, 2016

L’amélioration de l’éducation reste l’un des principaux objectifs de Le Korsa au Sénégal, en particulier dans les zones rurales de la région de Tambacounda où le taux d’alphabétisation est plus faible que la moyenne nationale qui est de 57%.

Nous avons récemment financé l’achat de nouveaux manuels et fournitures scolaire à destination des écoles primaires de Sinthian, Koar, Saal et Ngene ainsi que pour le collège de Dialico.

À l’arrivée des fournitures à Thread cette semaine, l’ensemble des enseignants des villages sont venus faire le tri et sont repartis les bras chargés dans leurs écoles respectives. Bien que l’année scolaire soit déjà lancée, ces nouveaux manuels scolaires vont permettre aux enseignants d’approfondir leurs leçons et de s’assurer que chaque élève dispose du matériel nécessaire pour étudier.

Démarrage prochain du programme de jardinage à Fass
Nov 08, 2016

Nous sommes heureux de vous annoncer que le groupe de femmes de Fass va commencer à jardiner cette semaine. Grâce à « World Connect », qui leur a attribué une bourse pour le projet, un puits a été creusé et une pompe solaire et des clôtures  installées sur le site. Toute l’infrastructure est en place pour que ce programme agricole soit un succès.

Au cours de ces derniers mois, Abib a pu apprendre aux femmes de véritables techniques agricoles, de la plantation à l’entretien des sols. Dans les semaines à venir, elles vont pouvoir mettre leurs connaissances en pratique en commençant à planter des graines. Nous ne pouvions pas être plus ravi qu’en commençant ce projet avec les femmes de Fass car ce jardin va être une importante source de nourriture et de revenus. Bravo !

 

Go Doc Go, de retour au Sénégal
Oct 27, 2016

Pour la deuxième fois cette année, le Docteur Maggie Carpenter et son équipe du groupe Go Doc Go se sont rendues au Sénégal afin de mener des formations en dépistage du cancer du col de l’utérus et le retrait des infections. Ces sessions permettent aux professionnels de santé du Sénégal l’apprentissage de nouvelles techniques dans le but de les mettre en oeuvre dans leur pratique. Go Doc Go a fait une donation de matériel nécessaire pour les professionnels et ont gratuitement procédé à des dépistages. C’est un fantastique programme et nous sommes encore ravi de pouvoir mener ce projet avec Go Doc Go pour l’amélioration des conditions de santé des femmes au Sénégal.

Les 10 et 11 octobre dernier à Dakar, le Dr Carpenter, rejoint par le Dr Juliette Faye, ont pu former 4 docteurs, 15 sage-femmes et dépisté plus de 100 femmes. L’équipe s’est ensuite rendu dans l’hôpital régional de Kolda, où elles ont pu formé 30 professionnels de santé – des médecins, infirmières et sage-femmes- et dépisté plus de 175 femmes. Nous sommes très reconnaissants envers le Dr Carpenter et son équipe et impatients de collaborer à nouveau à l’avenir.

Comment attraper les abeilles?
Oct 20, 2016

Augustine Diouf et Adrisa, membres du collectif d’apiculteurs de Sinthian ont mis en place la premières étape nécessaire à la capture d’abeilles : accrocher les pièges qui serviront à attirer des colonies d’abeilles.

Dès que les membres du collectif auront réuni suffisamment d’abeilles, ils les diviseront en plusieurs groupes qu’ils installeront dans différentes ruches afin de préserver leur santé et d’encourager la production de miel.

 

Tournoi de football!
Sep 28, 2016

Pour la deuxième année consécutive, le terrain qui se situe en face de Thread a accueilli un tournoi de football régional.

10 équipes composées de joueurs originaires de villages avoisinant Sinthian se sont affrontées le temps de la compétition. Les premiers matchs de qualification ont eu lieu les 18 et 19 septembre et maintenant 4 équipes s’affronteront en demi-finale le 29 septembre, la finale , elle, aura lieu le 6 octobre prochain.

 

Le tournoi, qui a déjà réuni 2000 spectateurs à Sinthian lors des premiers jours est une occasion unique de rassembler les habitants de la région. C’est également l’occasion pour davantage de gens du territoire de prendre connaissance du programme agricole, culturel et éducatif de Thread et de profiter des ressources du centre.

Encore une bonne nouvelle!
Sep 16, 2016

En août dernier, nous avons accueilli deux membres experts de Project C.U.R.E, l’organisation à but non lucratif basée à Denver et qui donne du matériel médical aux hôpitaux en ayant besoin, ils ont pu passer dans les hôpitaux de Fann, de Tambacounda, à Keur Djiguene Yi (le centre de soins pour femmes à Dakar), ainsi que dans les cliniques de Sinthian et de Fass. Ils ont pu constater le manque de fournitures et d’équipements dans chaque lieu et sont à présent en train de faire le point sur le matériel disponible dans leur entrepôts afin qu’il puisse être expédié par bateau jusqu’au Sénégal.

Alors que les fournitures seront une donation de la part de Projet C.U.R.E, les frais de mise en caisse et d’expédition par bateau doivent être pris en charge par Le Korsa ou par des financements qu’il faudra trouver ailleurs.

Nous sommes ravis de vous annoncer que SHARP, l’association caritative des employés de l’hôpital universitaire de Cork a fait don de 14 700 euros à Le Korsa pour la prise en charge de l’expédition par bateau d’un container vers l’hôpital de Fann à Dakar. Nous sommes profondément reconnaissants envers tous les docteurs, les infirmières et les administrateurs qui en Irlande, nous ont fait cette donation qui améliorera grandement les conditions de travail de leurs homologues au Sénégal, et qui donc en conséquence sauvera la vie de millier de patients.

 

Bonne nouvelle!
Sep 01, 2016

Récemment de retour du Sénégal, où nous avons rendu visite à nos partenaires à Dakar, Tambacounda, Sinthian et Fass, nous voulions partager avec vous une photo de la récolte à Sinthian. Nous avons à de nombreuses reprise entendu la grande importance des projets de jardinage et que cette année pour la première fois, dans l’histoire récente, il y aura assez de nourritures récoltées pour tout le village durant la saison des pluies. C’est la meilleure nouvelle que nous pouvions entendre.

La machine à ultrasons est arrivée sur place!
Aug 10, 2016

Le docteur badiane et son équipe de neurochirurgiens viennent de nous informer que la machine à ultrasons pour l’ablation de tumeurs, que l’hôpital de Fann a pu acquérir grâce à l’aide de le Korsa, est arrivée sur place. “Nous l’avons installée et tout de suite placée dans la salle d’opération… Merci, merci, merci !”, a écrit le Dr Badiane.

La machine, qui utilise un système d’imagerie par ultrasons et un système d’aspiration précis permettra au docteur Badiane ainsi qu’à d’autres chirurgiens de retirer des tumeurs cancéreuses et autres tumeurs bénignes du cerveau.

“C’était la première fois qu’un terrain était labouré par un tracteur ici”
Jul 31, 2016

Brian Harris, directeur du bureau de le Korsa à Dakar, vient tout juste de nous transmettre un rapport concernant les projets menés à Sinthian et qui vont bon train maintenant que la saison des pluies est passée.

« L’aventure a commencé lorsque Boubacar est venu me chercher pour m’emmener de Kolda à Sinthian.

Lorsque je suis arrivé, j’ai découvert Thread presque vide, seul un enfant s’amusait à faire des roulades sur le carrelage frais.
Avec Moussa aux États-Unis, l’ « oncle » Augustin et Angelic sur le départ et Abib au champ, Boubacar m’a dit que Magueye était en charge de veiller sur le centre alors que nous étions en route jusqu’ici depuis Kolda.
J’allais pour saluer Magueye et me suis rendu compte immédiatement que la clinique grouillait de patients. J’ai jeté un oeil à son bureau et je l’ai vu s’asseoir avec un patient. Je l’ai salué brièvement et nous avons échangé quelques voeux d’après Ramadan, nous excusant mutuellement. Je l’ai laissé travaillé et je suis retourné à Thread en passant devant la toute nouvelle ambulance toute blanche qui était en train d’être nettoyée.

J’ai contemplé Thread en détail, principalement en me baladant autour de cette structure somptueuse et ses jardins fleurissants. J’ai regardé au-delà du bâtiment et j’ai vu de nouveaux champs de maïs, de millet et d’arachide qui commençaient à germer. J’ai vu les vaches légèrement plus grosses et davantage épanouies que deux mois auparavant, quand elles étaient affamées en pleine période de sècheresse. J’ai vu de jeunes garçons perchés sur des termitières, remuant leurs bâtons et hurlant afin de protéger le champ de leur famille de ces mêmes vaches.

J’ai pensé que je trouverais Abib dans le jardin de l’école primaire de Djelico. À la place, j’ai trouvé Alios dialo, notre « facilitateur » locale, un terme employé par Abib que j’adore et que j’utilise désormais. Aliou m’a chaleureusement accueilli et fait visiter les alentours. Les choses paraissaient un peu désordonnées avec des piles de briques et des tas de sable ici et là, servant à la construction d’une nouvelle salle de classe par le gouvernement, à l’endroit même où se dressait autrefois une chaumière.
Les femmes terminaient leur travail au jardin et planifiaient de travailler exclusivement dans l’extension, qui regorge actuellement de gombos. Leur travail est plus efficace avec le nouveau bassin mis en place et l’eau dans leurs puits. Elles développent très rapidement cet espace et en demandent déjà plus ! De plus, elles prévoient de cultiver collectivement 1 hectare d’arachide en s’appuyant sur le travail effectué à Sinthian.

J’ai retrouvé Abib à Thread, il était près de la nouvelle pépinière d’arbres qui contient des centaines de manguiers et d’anacardiers. Il m’a immédiatement conduit vers l’endroit où se tient un projet de culture du riz, que lui et Moussa ont fait naître avec succès à Sinthian. Nous avons roulé durant un kilomètre dans la brousse jusqu’ à arriver à un grand champ ou sont parsemés des arbres. Le chef du village de Sinthian, Mr Kanté, se trouvait debout près du champ fraîchement labouré, il regardait un tout nouveau tracteur fabriqué au Brésil en plein travail non loin de là. Un accès du tracteur sur 70 hectares, des semences, des engrais et des herbicides sont inclus dans ce projet pour seulement 10% du coût final. Ce fut vraiment un moment particulier de constater l’ampleur de l’évolution ici et j’appréciais tout particulièrement que cela se passe avec la population locale au premier plan.
C’était la première fois qu’un terrain était labouré par un tracteur ici, et Abib et Mr Kanté veillaient à ce que tout se passe pour le mieux.

Deux jours plus tard, je suis retourné à l’extension du jardin de Sinthian. C’est vraiment l’un des plus beaux jardin que j’ai pu voir au Sénégal : son bel agencement, entrecoupé de moringas et de manguiers, les grosses tomates amères, les fanes de carottes feuillues, les rangées de jeunes aubergines et les gigantesques gombos.
Très clairement, c’est le bébé d’Abib.

Peu après son arrivée, Mouro Njay se préparait et Abib commençait à lui donner des directives.
Abib m’a confié qu’il est l’animateur et représentant d’ « ActionAid » (notre partenaire pour ce projet). Mouro Njay est un jeune adulte très positif et avec une importante éthique de travail. Il est également devenu très proche de Matthias Persson durant sa résidence d’artiste et a efficacement joué le rôle d’assistant de production artistique. C’était incroyable de le voir travailler durement au jardin et de trouver autant de joie à faire parti de nos projets.

J’aimerais conclure ce rapport en partageant avec vous tout mon enthousiasme en ce qui concerne notre travail. Nous avons notre personnel et nos bénévoles locaux dévoués, des femmes fortes, désireuses d’apprendre le jardinage, et nous avons notre magnifique Thread – un espace pour les échanges et une réelle base d’inspiration. Permettez-moi de ne pas oublier le centre de soins dirigé par Magueye, qui est sur le point de subir une métamorphose ; une nouvelle enceinte afin d’agrandir l’espace, un rafraichissement des peintures, un nouveau générateur de secours, des travaux d’électricité et un point intéressant pour ceux qui ont déjà séjourné à Thread, le remplacement du bruyant générateur de nuit par un dispositif de batterie à l’énergie solaire – et silencieux.

Thread a été récompensé au PLAN AWARD 2016
Jul 28, 2016

Thread, le centre culturel et résidence d’artistes créé par la fondation Josef and Anni Albers et Le Korsa à Sinthian, a été récompensé au PLAN AWARD 2016 dans la catégorie “Culture”. La récompense, délivrée chaque année par « The Plan », un magazine d’architecture connu dans le monde entier, a été conçue dans le but de diffuser les connaissances et de mettre en avant a qualité du travail des designers, des universitaires, des critiques et étudiants dans les domaines de l’architecture, du design et de l’urbanisme, et ainsi de favoriser le débat sur l’architecture contemporaine et les projets futurs.
Félicitations à Toshiko Mori et Jordan MacTavish du cabinet d’architecture Toshiko Mori, à Nick Murphy et Moussa Sene, directeurs de Thread, ainsi qu’aux habitants de Sinthian et aux artistes accueillis de faire vivre continuellement le lieu avec leurs projets, démontrant le pouvoir des rencontres interculturelles.

Production de miel a Sinthian
Jul 04, 2016

À Sinthian, les projets d’agriculture florissent et cet automne, un groupe d’hommes va mettre en place un projet d’apiculture et de production de miel sur un site au nord de Thread. À la base, ce projet a été envisagé par Yaya Diallo, l’ancien coordinateur agricole de Le Korsa, qui a préparé un hectare de terre et installé des plates-formes surélevées avec des membres du village pour les abeilles.

Le Korsa a accordé un prêt aux membres du village pour l’acquisition de matériaux nécessaires à la production de miel, et quatre membres de l’équipe de Le Korsa- Abib Dieye, Moussa Sene, Brian Harris et Augustin Diouf- voyageront vers la Gambie en juillet afin d’y apprendre l’apiculture. À leur retour, ils enseigneront à des personnes locales la gestion de ruches et la production de miel, qui sera utilisée pour leur consommation personnelle et la vente sur les marchés.
L’objectif à long terme est de créer une activité génératrice de revenus pour le village et également un sanctuaire environnementale où les abeilles pourront prospérer sur les fleurs et les arbres.
Les membres du village ont déjà déclaré que ce site serait protégé de la récolte de bois à destination du feu.
Nous vous tiendrons au courant un peu plus tard durant l’été, dès que les abeilles auront pris place.

Une subvention pour le collectif de femmes de Sinthian
Jun 28, 2016

Le collectif de femmes de Sinthian, qui a pu se former aux techniques agricoles au centre socioculturel Thread, s’est vu accorder une subvention de 30 000 dollars du gouvernement sénégalais pour la mise en place d’une plantation de riz.

« L’objectif du programme au niveau national est de pouvoir produire suffisamment de nourriture pour la population à travers la culture de produits tels que le riz, le maïs, le haricot et le fonio. », affirme Moussa Sene, directeur général de Thread, qui travaille au plus près des femmes. La subvention permet aux femmes de travailler l’agriculture, qu’elles ignoraient jusqu’à présent et ainsi d’assurer une sécurité alimentaire- et un potentiel de revenus -pour elles et leurs familles.

Bien que les femmes n’aient candidaté que très récemment pour l’attribution de la subvention, l’origine de l’aventure remonte à avril 2014, lorsqu’elles ont décidé de former un groupement d’intérêt général (GIE) afin de mettre en place et coordonner un jardin collectif sur le site de Thread. L’objectif étant d’accroître leur approvisionnement alimentaire et de vendre sur les marchés. Le Korsa leur a accordé un petit prêt pour l’acquisition de fournitures et de semences afin de leur permettre de démarrer et leur a offert une formation agricole dans le but d’acquérir leurs propres connaissances en matière d’arrosage, d’espacements des plants, de fertilisation et de techniques de lutte antiparasitaire.

L’opportunité d’élargir à la culture du riz s’est présentée au moment idéal.

Le Korsa espère que ce programme pourra être reproduit dans les villages de Dialeco, Fass et Bouchra. En attendant, félicitations aux femmes de Sinthian et à Moussa !

Afro Tech Conference à Paris 9 – 12 juin, 2016
May 24, 2016

LAMKO va participer à la « Afro Tech Conference » à Paris, accompagné de ses brochures du 9 au 12 juin prochain. Nous sommes impatients de participer à ce programme, d’écouter les conférences et de rencontrer les personnes présentes ensemble à cet évènement. Merci à Haweya et Ammin, les formidables personnes d’Afrobytes de nous avoir invité.

Le jardin de Thread

19 mai :
Brian Harris, le directeur du bureau Le Korsa à Dakar nous a récemment envoyé un excellent rapport, après s’être rendu sur l’un de nos projets à Sinthian, l’extension d’un jardin de Thread, où la population se prépare à la saison des pluies.
«Le jardin progresse de manière étonnante. Actuellement, le groupe de femmes cultivent deux sortes de gombos, des aubergines, des tomates amères (Jaxatu) et des carottes. Elles ont également négocier un espace pour la plantation d’arbres : une rangée de manguier, et des morangas parsemés ici et là dans le jardin.
Parce que je jardin est également un espace d’apprentissage, certaines femmes travaillent à l’amélioration de leurs plantations de carottes et continuent à apprendre d’Abib (le coordinateur agricole de Le Korsa). »

Aga Khan Award

9 mai:
Thread fait parti des 19 projets en lice pour les « Aga Khan Award » d’architecture de 2016.
Des films mettant en avant chacun des 19 projets seront projetés sur la chaîne de télévision suisse RTS le 9 mai. Les films seront aussi diffusés durant la journée du 9 mai sur la chaîne TV5 Monde dans les langues suivantes : arabe, néerlandaise, française, allemande, japonaise, coréenne, portugaise, espagnole, roumaine, russe et vietnamienne.
Vous pouvez en “>voir plus ici.

Dr Saydou Badiane en Europe

Les 25 et 26 avril dernier, notre organisation partenaire AFLK a invité le Dr Saydou Badiane à donner des conférences à l’hôpital St.Mary à Londres ainsi qu’au centre hospitalier universitaire Cork, à Cork en Irlande. Ces conférences ont été l’opportunité pour le Dr Badiane de partager son travail avec les collègues et étudiants en médecine européens et de les informer sur l’état de la neurochirurgie pédiatrique au Sénégal.
Nous espérons que les discours du Dr Badiane ont convaincu les médecins et les étudiants en médecine de le soutenir lui ainsi que son personnel de l’hôpital Fann à dakar par l’intermédiaire de don de fournitures, de formation ou d’échanges de savoirs. Les médecins et infirmières de l’hôpital de fans travaillent au quotidien dans des conditions que les européens trouveraient non conformes aux normes. Ils manquent souvent de matériel tels que des gants chirurgicaux ou de désinfectant pour les mains, malgré cela ils persévèrent et sauvent des vies.
Nous remercions infiniment nos partenaires l’hôpital St.Mary et le centre hospitalier universitaire Cork qui nous ont aidé à rendre les conférences du Dr Badiane possible. Et, bien-sûr, nous remercions le Dr Badiane pour son travail et ses excellents discours.

Architizer Awards

12 Avril
Les résultats des « Architizer Awards » ont été mis en ligne ce matin et Thread a obtenu deux récompenses « A+ » dans les catégories suivantes : Architecture + Humanitarisme et Architecture + Communauté

Plus d’information et des images ici.

Vous pouvez voir l’ensemble des résultats ici

M LE MONDE

En mars 2016 est paru dans Le Monde Magazine un formidable article sur Thread, écrit par Philippe Dagen qui prit part au voyage à Sinthian un peu plus tôt dans l’année.
Vous pouvez lire l’article ici.

L’espoir arrive sur un camion à Tambacounda
Jun 03, 2015

Cher amis d’AFLK :

Victoire !

Le 5 mai, un camion de matériel hospitalier en excellent état est arrivé à l’hôpital de Tambacounda. La table d’opération chirurgicale, des lits pour enfants, sept lits pour l’unité de soins intensifs, des incubateurs, des potences pour intraveineuses, des cartons de biberons, de seringues, des spéculums, des bandages, des gants chirurgicaux, et d’autres fournitures étaient tout d’abord partis de Denver au Colorado. Il aura fallu onze ans d’effort pour que cela devienne réalité, mais le matériel est d’ores et déjà utilisé. Cette donation – célébrée par les médecins locaux, les représentants du gouvernement et dans les journaux – a permis d’apporter aux gens de cette ville isolée, statistiquement la plus chaude de la planète, un bonheur inestimable.

Le titre de transport maritime est pour moi comme de la poésie. Et même si une des vidéos de l’arrivée du camion d’équipement qui me sont envoyés par le dévoué directeur de l’hôpital, montre un carton de fournitures tombant de l’arrière du camion, on peut ne ressentir que de la joie pour cet évènement.

En 2004, lorsque Gilles Degois m’a emmené au Sénégal pour la première fois, nous sommes allés à l’hôpital de Tambacounda. Il a remis un sac de sport rempli de fioles de sang qu’il avait apportées avec lui de Paris, et qui faisaient grandement défaut à l’hôpital. Le directeur nous a fait visité les lieux. Il m’a montré la seule table d’opération chirurgicale, en si mauvais état qu’elle ne pouvait plus être relevée ou abaissée, et m’a dit que une seconde table avait été volée durant le transport. J’ai pris alors la décision d’essayer de leur obtenir une nouvelle table, et, de retour aux USA et en Europe, j’ai demandé à des amis du Yale New Haven Hospital et des médecins de New York et d’Irlande de de mettre de côté toutes tables usagées – pas nécessairement le dernier modèle destiné aux établissements les plus prospères- ce qui bien-sûr serait un cadeau incroyable. Beaucoup de promesses ont été faites, mais rien de concret n’a suivi.

Ensuite, il y a environ trois ans, une amie, Deborah Kobe Norris, a porté intérêt à l’action d’AFLK. Debbie s’est jointe à l’un de nos voyages. Par la suite, sa fille Ellie, enthousiasmée par notre organisation, a fait des recherches sur le matériel médical usagé aux États-Unis. Ellie a découvert Project C.U.R.E., une remarquable organisation à but non lucratif basée à Denver. Projet C.U.R.E. a des entrepôts remplis de matériel médical dont les hôpitaux américains ne se servent plus, matériel en bon état de fonctionnement, et qui peut être rénové selon les besoins. AFLK est entré en contact avec Project C.U.R.E. et a financé le voyage du Dr Martina Schulte qui évalue sur place pour l’organisation les sites et détermine leurs besoins en équipement. Grâce au rapport de Marty, Project C.U.R.E. a approuvé la donation de trois conteneurs de matériel ; des listes très détaillées du matériel nécessaire ont été élaborées par notre infatigable directrice Allegra Itsoga, Marty, et les médecins et les infirmières de Dakar, Sinthian, et Tambacounda.

Moustapha Diouf s’est occupé des détails des deux premiers conteneurs, veillant à ce que leur contenu soit livré à l’hôpital de Fann et aux cliniques de Sinthian, Fass, et à d’autres centres. Il y a moins de deux semaines, Louis Valentin s’est battu contre vents et marées pour remettre les documents originaux aux personnes compétentes et surmonter des obstacles bureaucratiques inimaginables afin d’obtenir que ce conteneur précieux passe la douanes sénégalaise. A un certain moment, la situation est devenue tellement critique que j’ai écrit à tous ceux qui je pensais pourrait aider, et Azeb Rufin et Seydou Badiane, la première à Paris et la seconde au Sénégal, ont répondu immédiatement et sont intervenues pour nous auprès des bonnes personnes. Louis a œuvré sans relâche, dormant pratiquement sur les quais. Il a réussi et le conteneur a été finalement dédouané. Le riche contenu du conteneur a été déchargé dans un grand camion, et enfin transporté sur le trajet de dix heures jusqu’à Tambacounda.

Nous avons convenu de financer les conteneurs et leur transport; Projet C.U.R.E. a accepté de donner du matériel d’une valeur d’environ 1,5 millions de dollars. Je suis allé à Dakar pour rencontrer le ministre de la Santé afin d’obtenir une exonération des droits d’importation et autres taxes de douane, car, comme actuellement au Népal, le gouvernement impose généralement des taxes et frais excessifs, même sur des dons d’organismes caritatifs à d’autres organisations à but non lucratif. Comme c’est souvent le cas au Sénégal avec de nombreux dons, ma plus grande crainte était que ce matériel végète dans le port et soit finalement retourné au donateur ou envoyé ailleurs.

L’hôpital de Tambacounda est le seul hôpital dans une vaste région. Il se situe à un carrefour des voyageurs se rendant au Mali et en Guinée, où une grande population est traitée pour la malaria, les accidents de la route, et une gamme d’autres maladies et de difficultés. Il dispose d’une équipe de professionnels dédiés, d’un directeur dévoué qui a quitté le confort de Dakar pour ce poste moins confortable où il sert les gens les plus nécessiteux de son pays, et, surtout, les patients qui veulent simplement vivre et profiter d’une bonne santé.

Nous vous remercions de tout cœur pour toute votre aide qui a rendu cela possible.

Sincèrement,

Nicholas Fox Weber

 

 

Des moustiquaires pour fournir une protection contre la malaria à l’École Sainte-Anne
Jan 24, 2015

AFLK a récemment donné une subvention de 10.000 dollars à l’école de Saint Anne à Thiès, à une heure au sud de Dakar, pour financer l’installation de moustiquaires et de persiennes à lattes sur leurs fenêtres ainsi que des ventilateurs pour toutes les classes. Auparavant, les élèves de Sainte-Anne n’avaient que deux choix: être assis dans une salle de classe fermée sous le soleil africain étouffant avec des températures dépassant souvent les 40 degrés, ou bien ouvrir les fenêtres pour faire entrer un peu d’air frais et combattre la multitude de moustiques porteurs de la malaria.

Grâce à cette subvention, ils sont protégés par des moustiquaires imprégnées de répulsif à moustiques et des ventilateurs aident à faire circuler l’air frais. Les étudiants peuvent désormais se concentrer sur la chose essentielle: leur éducation. Un enfant meurt chaque minute de la malaria en Afrique. Les moustiquaires sont le meilleur moyen de les protéger.

 

Cinq hôpitaux locaux reçoivent des fournitures médicales de Project C.U.R.E.
Jan 23, 2015

Notre partenariat avec Project C.U.R.E., une ONG basée à Denver qui fournit du matériel et des équipements médicaux rénovés et recyclés pour le tiers monde, a été extrêmement fructueux. Deux conteneurs maritimes, d’une valeur de plus d’un million de dollars de marchandises, sont arrivés en toute sécurité à Dakar ce mois-ci. Chacun contenait une variété de matériel médical, de consommables, et de mobilier pour une utilisation dans cinq hôpitaux de la région qu’AFLK soutient depuis presque dix ans.

Les bénéficiaires ont été ravis de cette donation. Le Dr. Magueye Ba des centres médicaux de Sinthian et de Fass qui avait dit à AFLK que les infections dues à la dégradation des équipements médicaux ont toujours été un problème supplémentaire, déclare maintenant : «Quel soulagement d’avoir un tel équipement et des consommables qui répondent aux normes d’hygiène moderne.» Un troisième conteneur arrivera sous peu avec des fournitures pour un sixième hôpital ainsi que d’autres matériaux pour aider l’ensemble de nos collègues avec la prévention du virus Ebola.

Sur demande spéciale d’AFLK, afin de profiter au mieux de l’expédition, Project C.U.R.E. s’est assuré que tout espace disponible dans le conteneur soit rempli de boîtes de gants et de bouteilles de désinfectant pour que les hôpitaux disposent de ces fournitures indispensables. Des produits simples tels que des gants et du savon peuvent faire la différence entre un cas isolé d’Ebola et un foyer épidémique semblable à ce qui se passe en ce moment au Libéria, Guinée et Sierra Leone.

Dans l’ère du virus Ebola
Oct 11, 2014

Josef Albers me disait qu’il fallait réagir rapidement et efficacement aux données d’une situation. Il disait qu’un esprit ouvert, des connaissances pratiques, et de la dextérité permettaient de trouver des solutions simples et gratifiantes.

Beaucoup d’entre vous ont déjà entendu parler de la réponse d’Allegra Itsoga aux préoccupations des gens face au virus Ebola au Sénégal. Ce qui suit est un résumé de ses étapes initiales jusqu’aux résultats obtenus.

Après son retour du Sénégal en Septembre, Allegra, directrice d’AFLK, a appris qu’un cas isolé d’Ebola a été identifié à l’hôpital de Fann, hôpital sur lequel nous concentrons une grande partie de notre travail à Dakar. Allegra était déterminée à faire tout son possible afin de s’assurer que le Sénégal ne devienne pas le foyer de la prochaine épidémie en Afrique de l’Ouest. Elle a demandé à Magueye Ba, le médecin des centres médicaux de Fass et Sinthian, nos principales bases dans les villages très ruraux et isolés de la région où AFLK opère, non loin de la rivière Gambie, et également à Seydou Badiane, un proche collègue qui est le chef du service de neurochirurgie au Centre Hospitalier Universitaire de Fann, où il se spécialise dans la chirurgie du cerveau sur les petits enfants, comment nous pourrions aider.

Ces deux médecins et Allegra ont rapidement rédigé une liste des fournitures nécessaires, et Allegra a trouvé le moyen le moins cher et le plus efficace pour les faire livrer sur place. En cas d’épidémie, il faut que les équipes médicales de ces institutions puissent disposer des outils nécessaires pour isoler tous les cas et ainsi contenir totalement la maladie. Des boîtes de gants, des bouteilles de désinfectant, des lunettes de protection, et d’autres fournitures ont été achetées, et les membres de notre personnel basé à Dakar les ont livrées en quelques jours.

En outre, AFLK a assemblé 1000 “Kits de protection Ebola” pour qu’ils soient distribués à Sinthian. Chaque kit contient une boîte de gants en caoutchouc, deux barres de savon, du désinfectant pour les mains, une grande bouteille d’eau de Javel, un sac qui peut être scellé pour jeter des objets contaminés, et une affiche éducative qui apprend aux villageois à reconnaître les symptômes et comment arrêter la propagation du virus Ebola. Tous ces matériaux sont stockés dans des seaux en plastique, pouvant eux-mêmes être utilisés pour le nettoyage et la désinfection. Une équipe d’étudiants en soins infirmiers dirigée par Idiatou Diallo, dont nous avons soutenu les études par une bourse pendant de nombreuses années, a distribué un kit de protection à chaque famille de Sinthian et dans les villages voisins, et tenu des séminaires d’information sur la façon de reconnaître les symptômes d’Ebola, et sur l’importance de demander une aide immédiate en cas d’exposition au virus ou si une infection est soupçonnée.

Allegra a également contacté nos formidables alliés du Projet C.U.R.E., l’organisation à but non lucratif basée à Denver, qui nous aide à envoyer de grands conteneurs de matériel médical au Sénégal. Dans l’expédition qui sera livrée en fin d’année, Projet C.U.R.E. va utiliser tout l’espace disponible autour des tables d’opération, des fauteuils roulants et des moniteurs de tension artérielle et le remplir de boîtes supplémentaires de gants, de bouteilles de désinfectant, et d’autres produits qui ont été donnés.

Nos collègues au Sénégal nous disent que ces fournitures rudimentaires sont indispensables. Des gants et du savon peuvent faire la différence entre un cas isolé d’Ebola et un foyer épidémique semblable à ce qui se passe en ce moment au Libéria, en Guinée et en Sierra Leone.

– Nicholas Fox Weber